dimanche 2 novembre 2008

In memoriam : Gandhi

Gandhi souriant, 1942 (domaine public)

Je voudrais simplement, par ce message, rendre hommage à Gandhi. Gandhiji, Bapu...
En ces temps de Sixième Soleil, sa mise en œuvre concrète de ahimsa, non-violence, est une sacrée référence, une référence sacrée. La non-violence se définit comme l'absence de malveillance, comme une bienveillance permanente. Après tout, nous sommes dans une vue d'ensemble de ce que pourrait être le Paradis sur Terre.

Dans ce XXième siècle, paroxysme de la fin de l'ère des Poissons, Gandhi fut une Lumière alors qu'au même moment le monde était asservi par un parasitage insensé.

Quel est notre rouet aujourd'hui ? Quelle est notre marche du sel ? Si Gandhi luttait pour l'indépendance de son pays, contre le colon anglais, pourquoi nous battre aujourd'hui ?

-

Macrocosme et microcosme : deux infinis qui se rencontrent

Ce message est inspiré par cette citation (voir ci-dessous) de Don Miguel Ruiz, à propos de ce que l'on appelle parfois microcosme (humain) et macrocosme (univers). Don Miguel Ruiz considère le corps humain comme un univers tout aussi infini que l'univers "extérieur". Cet infini intérieur est miroir de l'infini extérieur, ce qui se concrétise par le fait que nous percevons les objets, plus précisément la lumière du Soleil projetée sur ces objets. Cette perception est virtuelle, tout comme un reflet dans un miroir est virtuel, non réel. Cet infini intérieur est l'Esprit, dont l'attribut principal est la conscience.

Vous, en tant qu'Humain, êtes un infini. Votre corps contient un infini, un univers sans fin. Et il existe un autre infini, en dehors de votre corps. Ces deux infinis se rencontrent dans votre corps. C'est pourquoi nous pouvons l'appeler point d'assemblage car c'est l'endroit où deux réalités s'assemblent : ce qui est réel et ce qui ne l'est pas. Et c'est à cet endroit qu'est l'Esprit.

Nous sommes un peu de Soleil qui se voit lui-même. Autrement dit, notre corps est le miroir (son cadre...). Le miroir est la rencontre entre la réalité d'un objet et son reflet. La conscience, l'Esprit, est le reflet dans le miroir.

Il s'agit ici d'oublier ce que nous savons, pour faire écho à Christian Rosenkreutz dans "les noces chymiques".
La plus haute science est de ne rien savoir.
  1. Alors, oublions ce que nous (croyons) être. Que constatons-nous ?
  2. Nous percevons. Nous sommes sensibles, comme une cellule photoélectrique.
  3. Et si nous nous coulons à nouveau dans ce scaphandre qu'est notre savoir, nous mesurons alors tout le poids de ces croyances, toute l'illusion, la relativité de ces convictions qui sous-tendent nos pensées, nos paroles, nos actions.
J'aimerais que vous découvriez l'extraordinaire dans tout cela. L'incroyable et mystérieuse beauté de ce que nous sommes.

Imaginons maintenant que de la fumée vient s'interposer entre une bougie allumée posée sur la table et le reflet. Cette fumée déforme le reflet de la réalité de la flamme. Nous sommes alors "miroir de fumée".

Imaginez que vous êtes un morceau de Soleil, "descendu" sur cette Terre, et que vous vous voyez en tant que Soleil. Le premier élan est alors l'expression de votre gratitude, envers la Terre-Mère, envers ce qui vous entoure qui est tout comme vous : cellule du système solaire. Exprimer cette gratitude est une action très concrète en ces temps de Sixième Soleil.

Alors, il est temps de ne plus "mettre en mots" ce que vous ressentez. Mettre en mots, "nommer", c'est comme classer quelqu'un dans une catégorie : c'est réducteur. Aussi, ressentons ce que nous sommes, devenons sensuels au sens étymologique : prenons plaisir à voir, entendre, toucher, sentir, gouter.

Crédit photo : Stock.xchng

-

samedi 1 novembre 2008

Expériences "interdites"

Voici un documentaire consacré aux psychédéliques :

Ce docu et les parties suivantes sont publiés ici : Drogues hallucinogènes : un espoir thérapeutique.
S'ouvrir à d'autres réalités, d'autres mondes.

Changer sa façon de penser le monde


Vous avez probablement lu cela des dizaines de fois : le secret est de changer sa façon de penser le monde. Dans la voie toltèque, nous parlons de Transformation, en particulier via les accords. Nous allons même jusqu'à dire que le monde se ressent sans nécessairement se penser. Il reste que penser est un moyen répandu de communiquer. Changer sa façon de penser le monde. Je voudrais, svp, que vous preniez le temps de bien comprendre :
  • changer
  • sa façon
  • de penser
  • le monde.
Changer
Changer : ce mot est tellement entendu, lu... Pourtant, que de puissance derrière ce mot, que d'espoirs, de peurs. Changer : ce qui est n'est plus, autre chose apparait. C'est si simple. Cela nécessite tout de même un certain lâcher-prise : laisser aller ce qui existe pour laisser la place. Lorsqu'il s'agit de changer quelque chose d'anodin, c'est facile. Nous retrouvons là nos croyances, nous les prenons en pleine figure. Pour certains, changer de bol pour le petit-déjeuner est si insignifiant que la question ne se pose pas. Pour d'autres, c'est ce bol qui doit être utilisé le matin : "mon" bol ! Pour d'autres, changer de voiture ne pose pas de problème particulier. Changer de partenaire, sexuel, social... Chaque changement est une excellente occasion pour inventorier nos croyances : quel est le jeu de croyances, convictions, activé par ce changement ? D'où vient-il ? Quel état émotionnel provoque-t-il en nous ? Changer d'état : vivant dans un corps qui respire, puis qui ne respire plus.

Sa façon
Ce mot qui pourrait être pris comme sans importance, juste un mot de liaison, est à mon sens capital : il indique que penser le monde se façonne, comme une sculpture, une œuvre d'art. Ce qui est sous-jacent, c'est aussi le côté spécifique, qui vous est propre, de ce façonnage. D'où nous vient notre façon de penser le monde ? Dans la tradition toltèque, nous parlons de domestication, exactement comme l'on domestique un chien, un chat ou un chimpanzé : par récompense et punition. Nous sommes pris pour des ânes : carottes et bâtons. Selon cette tradition nous sommes domestiqués, nous ne sommes pas libres, après l'enfance, période dans laquelle cette domestication façonne notre mode de pensée : parents, éducations... Ces événements créent peu à peu notre système de croyances. Celui-ci engendre notre façon de penser le monde. Il engendre aussi nos "moi-juge" et "moi-victime", le tout formant ce que l'on nomme Parasite ou Tyran dans la voie toltèque. Et alors, nous vivons en Enfer : l'Enfer de la Planète. Le mouvement humain "église catholique apostolique" a raison : l'enfer et le Paradis existent. Simplement, ils existent ici et maintenant, pas besoin de ne plus respirer pour y vivre !
Nous pouvons déjà relier ces deux mots : changer sa façon : changer le façonnage que nous avons subi.

de penser
Penser : réfléchir, concevoir... Disons simplement que nous évoquons ici les processus intellectuels basés sur les croyances mises en mots. Contrairement à ce que nous pouvons croire, ces processus sont pour l'essentiel inconscients.

le monde
Je vous propose un exercice sur vos croyances : quelle différence entre la Terre, la société humaine sur cette Terre, le monde ? Quelle différence entre "la Nature" et "l'environnement" ? Quelle différence entre ce qui est tout autour de vous et ce que vous percevez ?
Le monde est le reflet de l'Univers dans notre esprit. C'est la Vie, l'Être (Dieu, Tao, Grand Architecte ou Grand Esprit...) réfléchi dans notre esprit qui est un miroir. Tiens... réfléchi. Autrement dit, votre monde est virtuel, ce n'est pas lui qui existe. De même que le reflet d'une bougie dans un miroir est virtuel, de même le monde.
Dit simplement, le monde est notre façon - virtuelle, illusoire - de "voir" ce qui est vraiment. Cela pose d'ailleurs une question connexe : pouvons-nous voir l'Être tel qu'il est ? Dans cet ordre d'idée, pouvons-nous regarder directement le Soleil ?

Changer sa façon de penser le monde

Il s'ensuit que nous prenons conscience de plusieurs choses. Tout d'abord, notre façon de penser le monde est fonction de notre domestication, de croyances que nous avons acceptés, dans une première attention, et qui n'ont pas été analysées, décidées par nous-mêmes avec toute la puissance de notre esprit, de notre raison. En ces temps de new-age, de retour à la Nature, réhabilitons aussi notre raison ! Servons-nous de notre raison ! Comment changer sa façon de penser le monde ?
Revenons à l'essentiel.
  • Nous sommes
  • Nous sommes conscients
  • Nous ne sommes pas "seuls" :
  • Nous sommes une moitié,
  • L'Univers est l'autre moitié.
  • Moitiés de quoi ?
  • De l'Esprit qui se manifeste
  • au Point de rencontre entre ces deux moitiés.
  • Alors, nous créons le Monde.
Alors, quel monde allons-nous inventer ? Quel monde, véridique, oeuvre d'Artiste, qui manifeste notre intention, notre véritable volonté ?

Dans la voie toltèque, nous nous donnons l'identité de guerrier. Nous parlons de guerre des Dieux pour reprendre l'expression de Don Miguel Ruiz, ces Dieux étant les croyances structurantes qui façonnent notre façon de penser le monde. C'est une guerre intérieure. C'est une véritable guerre dont l'objectif est la reconquête de votre conscience : créer votre Paradis sur Terre. Les accords toltèques, évoqués plus haut, sont une arme parmi d'autres, dans cette guerre.
Puissions-nous nous retrouver dans ce Paradis sur Terre, ici et maintenant.

Crédit photo : http://www.sxc.hu/photo/1093334
-

jeudi 30 octobre 2008

Sécurité ?


En ces temps de changements, la question de notre sécurité se pose légitimement. Il me semble que nous avons le choix entre deux solutions, l'une n'étant pas exclusive de l'autre d'ailleurs. Souvenons-nous que le monde dans lequel nous vivons (nous croyons vivre) dépend de nos croyances, en particulier en ce qui concerne directement, au plus profond, ce que nous sommes.

Avoir
Avoir de l'argent, une maison à la campagne, une famille riche, un bon gouvernement... Bref, le sentiment de sécurité repose sur quelque chose d'extérieur.

Être
Comment être pour être en sécurité ? Cela nous renvoie à ce que nous croyons être, à notre vision de la vie, de la mort. J'aime bien la métaphore du porteur de flamme lors des jeux olympiques. La flamme est portée de bras en bras. Chacun de ces porteurs participe, anonymement, au grand dessein. Ainsi, nous portons la flamme : la conscience. Nous sommes en quelque sorte la Lumière qui se reflète elle-même. Il s'agit alors de lâcher-prise : ne plus croire nos identités de "personnes". Cette proposition peut être dérangeante : nous croyons tellement être une personne, nous croyons tellement à cette confusion entre être véritable et identités imposées par la domestication. D'autant plus que la personnalité est en quelque sorte une mesure de la valeur d'une personne. Tel individu a une forte personnalité, tel autre n'a pas de personnalité... Regardons de plus près certains conflits : guerres de religion, terrorisme, guerre économique... A l'origine, la croyance en une identité de "personne" : croyants / infidèles... Ne plus croire que nous sommes une personne signifie donc que l'attachement à ces identités, ces rôles, disparait. Nous sommes en quelque sorte de la pâte à modeler, en particulier dans notre plus jeune age. La notion de "personne" apparait alors en tant que résultat de ce modelage. La diversité des cultures, des civilisations, est une preuve (trop ?) flagrante de cela : ce que nous croyons être dépend du lieu et du temps de notre naissance. Alors posons-nous la question : qui a-t-il de commun, de partagé, entre moi et un être d'une autre culture ? Ce qui est commun, c'est la vie, cet élan qui donne chaud au cœur et que l'on appelle l'amour. Se définir en tant qu'être vivant, en tant que conscience : corps animé, âme incarnée... est une proposition qui satisfait les expériences que l'on peut vivre, qui "résiste" en quelque sorte à l'expérience de notre vie. Dans le même temps, cette proposition évite les travers de définitions qui, au final, distinguent, isolent, séparent, plutôt qu'unir, rapprocher.

Photo : http://www.sxc.hu/photo/1049880
-

samedi 25 octobre 2008

Quel monde merveilleux !

Voici un morceau de musique, de chant, de Louis Armstrong, que vous connaissez peut-être : What a wonderful World !



Que de belles paroles !

Cela me fait penser à une expérience qui est d'une simplicité désarmante, bien que difficile à réaliser. Regarder simplement le ciel, un paysage, comme si nous débarquions d'une planète désertique. Sans faire appel à notre savoir, à nos connaissances. C'est à tomber à genoux de beauté ! Nous trouvons cela beau, sans explication.

(vidéo : http://fr.youtube.com/watch?v=vnRqYMTpXHc)

dimanche 19 octobre 2008

L'Intention

Et si notre intention était tout simplement... de vivre notre vie. Je suis intimement persuadé que le recueillement qui émane de cette belle photo s'applique à chaque instant.
Alors, le recueillement, fait de présence, d'Attention, permet d'exprimer notre Intention.

Peu à peu, la "personne" disparait et permet ainsi à la vie, la conscience, de s'exprimer. Alors, la question de l'intégrité, de la "parole impeccable" s'éclaircit, se simplifie. La spontanéité vraie apparait. "Vraie" en ce sens qu'elle vient du cœur et non pas d'un parasitage de la conscience. Vraie, elle est alors joie, ferveur, compassion, dans la simplicité du cœur.

En ces temps de changement, quelle est notre intention ? Que l'on soit plutôt dans la résistance et/ou dans l'accompagnement de ces changements, la question se pose : quelle est mon intention quand je résiste ? Quelle est mon intention quand j'accompagne le mouvement ?

Je voudrais également préciser ce mot banal : mon. Ce mon ne représente pas une personne, au sens "ego", il représente simplement la cellule que nous sommes dans ce grand organe qu'est l'Humanité en tant que conscience spécifique de cet Être encore plus grand qui est le Système Solaire, lui-même cellule de l'organe galactique et donc de l'Univers manifesté.

Dans cet ordre d'idée, imaginez que vous continuez à vivre, débarrassé de tout ce que vous pouvez "trimbaler" de mémoires limitantes. Imaginez que vous vivez comme Jésus le Christ pouvait vivre après sa crucifixion, c'est-à-dire à partir du moment où il n'avait plus à être Jésus pour le reste du monde. Sentez-vous cette liberté qui monte en vous ?

Voila donc ce que pourrait être notre Intention à ce moment particulier. Être libéré, simplement vivant.


Photo : "Pray" http://www.sxc.hu/

samedi 18 octobre 2008

Le temps de vivre


Vous connaissez certainement cette expression prendre le temps de vivre.
Le temps de vivre... Ressentir l'instant.


Assis en silence
Ne faisant rien
Le printemps vient
Et l'herbe pousse d'elle même.
Basho

Cette non-action est une action. "Assis en silence". Le silence peut être aussi entendu en tant que "absence de parole". Prendre le temps de vivre sans parole. C'est ce qui se passe parfois : des sons, des couleurs, des formes qui apparaissent, qui ne sont pas mises en mots.

Assis en silence
Ne faisant rien

"Ne faisant rien" : sans parole. C'est en relation au 3ème accord toltèque. "Ne pas faire de supposition", c'est ne pas supposer faussement, c'est ne pas supposer... tout court. C'est aussi en relation à cet autre accord toltèque de Don Miguel Ruiz : "ne me croyez pas, ne vous croyez pas, ne croyez pas les autres". Ce sont des accords très profonds, qui questionnent notre perception de la vie.

photo : stock.xchng

mardi 7 octobre 2008

Je suis "moi", je suis "toi"


Vous avez certainement lu, et même plusieurs fois !, que nous sommes tous... un.
Mouais...
Nous ne pouvons pas "saisir", comprendre au sens étymologique, cela si nous en restons à une vision "personnelle" de la vie.
Considérons plutôt que la notion de "personne" est illusoire, artificielle. Posons que c'est une... hypothèse. Et intéressons-nous plutôt à une autre conception : nous sommes la vie. Est-ce que vous pouvez vous entendre dire cela : "je suis la vie" ?
Est-ce que vous pouvez vous entendre dire "je suis la vie" ?
Et si vous êtes la vie et que l'autre est aussi la vie, alors vous êtes aussi l'autre. En ces temps de Sixième Soleil naissant, nous prenons conscience peu à peu de l'inconsistance de notre vieille vision du monde, de "nous" en tant que "personne". Pouvez-vous imaginer votre bonheur, votre pouvoir, si vous décidez de mourir à votre "moi" pour être simplement la vie, pour simplement être. Ce n'est plus "je suis Untel", c'est "je suis". Et, ok..., par commodité, dans un certain théâtre, on peut vous appeler "Untel".

J'ai longtemps cherché des "identités" autres que celle de ma carte d'identité. Je suis Toltèque, enfant de la Terre et du Soleil, cellule de ce grand corps qu'est le système solaire... Et il suffit de dire "je suis".
Arrêter les questions.

Et se marier : la vie se marie à la Vie. La mort est complémentaire de la naissance, pas de la vie.


Image : hubblesite.org

lundi 6 octobre 2008

Haine... ou courage ?

En marge de notre vie essentiellement inconsciente, parasitée, certains "flashs" peuvent être pris pour de la "haine" tant l'envie d'autre chose est forte. Pourtant, cette envie, ce désir qui apparaît enfin à la lumière de la conscience est tout simplement l'expression de la vie en nous. La domestication, autrement dit le formatage installé durant l'enfance et renforcé tout au long de la vie, peut être si fort que la confusion peut apparaître : la force de ce désir de vivre vient perturber la somnolence.

La rage au cœur n'est pas la haine.

Accepter les changements en cours, c'est aussi accepter cette rage au cœur, cette rage de vivre.

La rage au cœur, c'est le courage.

Vous êtes-vous parfois fait à vous même cette réflexion : pourquoi si peu de mouvements, de vie... dans notre vie ? Pourquoi si peu d'émerveillements, de "Oh" de "Ah" ? Pourquoi cette peur de dire, de faire ?

Être un enragé de la vie.

Être un enragé de la vie, ce n'est pas être haineux. Au contraire : il n'y a pas de haine, simplement la vie, c'est à dire l'amour.